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Formation insertion Alerte et vigilance sur le « i » du RMI
Supplément Web de l'article paru dans Léo N°1, p. 15 , sept. 2004

 

Rappel : qu’est-ce que le RMA ? 

Concrètement, le RMA est un contrat de travail à durée déterminée (CDD) à temps partiel (20 heures minimum par semaine), d’une durée de 6 mois, renouvelable 2 fois dans une limite de 18 mois, rémunéré au minimum au SMIC, proportion-nellement au nombre d’heures effectuées. Le RMA est un contrat de travail proposé au même titre que des stages d’insertion : l’employeur, qui peut être une entreprise à but marchand ou non marchand, perçoit une aide du montant du RMI, reste à sa charge la différence avec le salaire versé.

 


RMA : l’IFRA (Institut de Formation Rhône Alpes ) incite à la vigilance

La réforme, en janvier 2004 du dispositif du RMI, a attribué la totalité du pilotage de l’insertion aux départements et créé le RMA (Revenu Minimum d’Activité) complétant le dispositif. L’IFRA (Institut de Formation Rhône Alpes ) affilié à Léo Lagrange incite à la vigilance. Les conditions d’application locales de ce nouveau dispositif vont être très différentes selon les conseils généraux. Le risque majeur est, par exemple dans le Rhône, une régression de l’accompagnement de longue durée tous les quinze jours, nécessaire pour une véritable insertion.
L’Ifra s’est donc mobilisé avec RMI69, un collectif d’associations qui interviennent dans le domaine de l'insertion. Des négociations ont pu avoir lieu avec le Conseil général et les PLIE (Plan Local d'Insertion par l'Economique) permettant pour 10% des bénéficiaires le maintien d'un accompagnement individualisé de longue durée. Une veille est organisée pour intervenir sur l’ensemble des points de vigilance cités ci-dessous

1). La place et la nature de l’insertion :

  • Volume des crédits accordés à l’insertion

  • Répartition de ces crédits entre les bénéficiaires : nombre de bénéficiaires, périodicité des rencontres (accompagnement ou suivi à distance?)

  • Suivi par couple ou par famille

  • Qui choisit le référent et comment est-il choisi ?

  • Quel est le sens d'un suivi social ou professionnel ?

  • comment sont repérés les bénéficiaires nécessitant un accompagnement « lourd » ?

2). La mise en œuvre du RMA

  • Quel accompagnement aux emplois dans les entreprises ? Négocier un des missions d’accompagnement externe.

  • Quels droits sociaux liés au contrat de travail ?

  • Qui a la responsabilité de la recherche d’emploi ?

  • Transforme-t-on les CES en RMA ou est-ce de nouveaux emplois ?

  • Utilise-t-on le RMA pour les véritables destinataires (bénéficiaires du RMI depuis plus de 2 ans) ou pour des personnes qui seraient capables d’accéder à d’autres types d’emplois ?


Témoignage de Maryse Porcher, Directrice de l’association Innovation et Développement - Présidente de l’association RMI 69

 « Il ne faut pas se laisser faire »

Avec la décentralisation, la mise en place du nouveau dispositif nécessite une grande vigilance. Il ne faut pas se laisser faire. Il faut avoir partout des regroupements d’opérateurs. Le collectif peut intervenir pour négocier mais si on y va tout seul, on ne peut rien obtenir. Et il est essentiel que les élus, territoire par territoire, s’associent à la démarche de vigilance portée par le collectif d’associations.

Notre action sur le nouveau dispositif du RMI se mène à 2 niveaux :

1) Sauvegarder la qualité antérieure de l’accompagnement,
2) Suivre la mise en place du nouveau système dont nous découvrons au fur et à mesure les conséquences.

Par exemple :
- Le nouveau dispositif prévoit que chaque Rmiste a un référent qui le suit une fois tous les 2 mois. Cet objectif est louable mais il ne doit pas tirer vers le bas. S’il n’y a plus de budget, on ne pourra plus financer les accompagnements de parcours. Et si on ne peut plus financer les étapes, il n’y a plus de parcours possible non plus.

- Dans le nouveau dispositif, les référents sont désignés sur dossier, de façon administrative. Avant c’était une rencontre, un engagement mutuel validé par la structure référente. Si on ne monte pas au créneau à chaque fois, cela peut devenir un suivi purement administratif dans lequel on ne fait que s’assurer que la personne remplit bien ses obligations.

- Avant on nous payait à la personne suivie. Maintenant on nous paye à la place : si une personne descend, on doit en faire monter une autre. Si le bus n’est pas rempli, on n’est pas payés.

- En nous demandant d’être référents pour voir les gens tous les 2 mois, on externalise le service public et on remplace le vrai travail de proximité des associations de terrain. Ce n’est pas notre métier. Nous ne voulons pas lâcher notre public, celui qui a réellement besoin d’accompagnement. Pour les autres, trop d’accompagnement nuit à l’insertion ou bien ils n’ont pas envie de sortir du système, ou bien ils nous manipulent, par exemple parce qu’ils travaillent au noir. Il faut se donner les moyens de repérer ceux qui en ont besoin, sinon le suivi devient un outil d’exclusion.


Témoignage de Norma, Rmiste pendant 8 ans

« J’avais un voile devant les yeux »

Norma, qui était secrétaire bilingue en Amérique latine, mariée en France à un Rmiste a été 8 ans bénéficiaire du RMI en croyant qu’elle touchait le chômage. « On s’installe dans ce système et on n’en sort pas, personne ne vient taper à votre porte. Après la naissance de mon deuxième enfant, j’ai voulu m’en sortir. L’Ifra m’a ouvert des portes et peu à peu je suis sortie de ma coquille. » Stage de français et de remise à niveau, contrat emploi solidarité, bilan de compétences, stage de formation rémunéré à l’AFPA, suivi psychologique et mise en relation avec un conseiller conjugal, recherche d’emploi, CDD, intérim : pendant 2 ans, le chargé de mission de l’Ifra a accompagné son parcours, expliqué, écouté, recadré et appuyé ses projets, avec l’aide de ses référents d’étapes et d’ateliers collectifs comme celui de recherche d’emploi. « On me convoquait régulièrement. Au début, je ne me sentais pas capable et puis le CES et la remise à niveau se sont bien passés, cela m’a redonné l’envie, la force et j’ai décidé d’aller vers le tourisme, l’hôtellerie. Pour suivre une formation à l’Afpa de réceptionniste je devais passer un examen d’admission. Ce jour-là, je me suis trompée d’adresse, je me suis présentée trop tard pour l’examen. Mon référent est intervenu pour qu’on me donne une autre chance et m’a accompagnée là-bas. Après toutes ces années, je ne connaissais même pas le centre ville, j’avais un voile devant les yeux, j’avais besoin qu’on me prenne par la main. Maintenant j’ai fait des remplacements pour le groupe Accor, le plus grand groupe hôtelier en France, je me sens plus forte pour me présenter, je veux bien faire même femme de chambre, comme extra, ça ne me dérange pas. Mais quelquefois j’ai peur de retourner dans le RMI.»


Comment s’organise l’accompagnement de parcours

L’accompagnement de parcours tel que l’IFRA l’a conçu nécessite de voir chaque personne 2 fois par mois pendant au moins 6 mois, voire 1 an ou 2 ans. Le chargé de mission travaille avec elle sur son projet d’insertion grâce à une mise en réseau. Le parcours est jalonné d’étapes : une formation, une activité en centre social, une mission dans une association intermédiaire, un bilan de compétences, un bilan de santé, un contrat emploi solidarité, un CDD, etc. jusqu’au CDI. Le chargé de mission de l’IFRA qui donne sa cohérence à l’ensemble a des partenaires référents à chaque étape avec qui il dialogue : travailleurs sociaux, formateurs, chefs d’entreprise. Parmi ces référents d’étape, les SIAE (Structures d’insertion par l’économique) peuvent donner des missions allant jusqu’à 2 ans.

Cette démarche de réseau que l’IFRA a nommée Pôle permanent d’insertion professionnelle, existait déjà dans les Missions locales et s’est développée avec les PLIE (Plan Local d’Insertion par l’Economique) à partir de 1992, dont le financement par le Conseil général est complété par le FSE.

 


Quelles sont les problématiques du public des Rmistes ?

Témoignage de 2 chargées de mission IFRA

- jeunes sans ressources après cursus scolaire (cela peut aller jusqu’à des bac + 5 qui ne sont plus pris en charge par la famille)
- femmes seules du jour au lendemain (veuves ou divorcées)
- fin de droit aux Assedic
- salariés qui ont démissionné et ne touchent pas les Assedic
- Directeurs commerciaux ou gérants de sociétés qui ont fait faillite
- personnes souffrant d’alcoolisme
- personnes arrivées sur le territoire français, hébergées par la famille. Au bout de 3 ans, elles touchent le RMI.
- Rapatriés des centres d’hébergement.

 


Communiqué de Marisol Touraine, Conseiller général d’Indre-et-Loire

Le projet de loi instaurant le RMA et le désengagement de l’État en matière de RMI confirme la volonté du gouvernement RAFFARIN de culpabiliser et stigmatiser celles et ceux qui se retrouvent sur le bord du chemin. Le Parti socialiste est fermement attaché à ce que l’activité et l’emploi soient une perspective offerte à tous : la meilleure insertion est celle du travail.

Mais le projet du gouvernement se révèle précipité et dangereux pour l’ensemble du monde du travail :

- Il instaure des contrats de travail au rabais et remet en cause le SMIC : le RMA, applicable au domaine marchand, introduit une pression salariale à la baisse. Concrètement, l’Etat paiera pour que les entreprises disposent de main d’œuvre à bon marché. Le RMA va multiplier les effets d’aubaine, sans aucun effet sur l’emploi, mais, en période de chômage, avec d’énormes risques d’éviction.
- Il ne garantit pas l’insertion : limité à 18 mois, le RMA ne permettra pas une insertion durable. Par ailleurs, les titulaires du RMA n’auront que des droits sociaux au rabais,puisqu’ils seront calculés sur la base du différentiel (SMIC-RMI) payé par les entreprises (d’où des droits retraite, chômage, santé, formation professionnelle diminués d’autant).
- Il met à bas la solidarité nationale
: la proximité sert de prétexte à transférer les charges sociales vers les départements avec une précipitation dangereuse. Se profilent ainsi de nouvelles inégalités sociales et territoriales, alors qu’aucun contrôle n’est prévu sur des politiques mises en place. La disparition des CLI est préoccupante.

Le PS dénonce la régression sociale qui s’installe. La valorisation du travail ne peut passer par une pression à la baisse sur les salaires, l’insertion suppose la durée. Pour cela, les socialistes mettent en avant trois propositions :

- La création d’un vrai contrat d’insertion par la fusion de tous les contrats aidés. D’une durée de 5 ans, ce contrat ne doit pas concerner le domaine marchand pour éviter les effets de concurrence salariale déloyale.
- La remise à niveau (en volume) de l’offre d’insertion : les acteurs engagés sur le terrain, notamment les associations, ne peuvent faire face aux besoins. Nous demandons que les offres d’insertion reviennent au niveau établi lors de la Loi de lutte contre les exclusions de 1998.
- L’accompagnement individualisé systématique : seuls des efforts de suivi personnalisé peuvent permettre, dans la durée, de favoriser l’insertion par le travail. Or, les politiques en la matière sont très inégales selon les territoires.

 


Chronologie de la mise en place du RMA

29 mars 2004
Publication du décret n° 2004-299 pris pour l'application de la loi n° 2003-1200 du 18 décembre 2003 portant décentralisation en matière de revenu minimum et créant un revenu minimum d'activité (JO n° 76 du 29-30 mars)

26 décembre 2003
Décret n° 2003-1282 portant revalorisation de l'allocation de revenu minimum d'insertion dont le montant est porté à 417,88 euros à compter du 1er janvier 2004, soit une augmentation de 1,5% (JO du 29-30 n° 31).

7 mai 2003 au 26 mai 2003
Conseil des ministres. RMI/ RMA.
Le 7, présentation en Conseil des ministres d'un projet de loi portant sur la décentralisation du revenu minimum d'insertion (RMI) et la création d'un revenu minimum d'activité (RMA) : transfert aux départements de la responsabilité et du financement les conditions d'accès à celui-ci et son barème continuant à être fixés au plan national ; création d'un RMA qui vise à rendre plus incitatifs les revenus du travail et à compléter le RMI en associant une allocation forfaitaire de RMI et un complément à la charge de l'employeur (destiné aux allocataires du RMI depuis plus de 2 ans, le RMA s'inscrit dans le cadre d'un contrat de travail d'une durée de 20 heures par semaine pour une période maximale de 18 mois).
Réactions : le 26, des organisations de lutte contre le chômage présentent une pétition demandant le retrait de ce texte.

15 octobre 2002
François Fillon, ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité, souhaite réformer le RMI afin de valoriser les revenus du travail par rapport à ceux de " l'assistance " : remplacement du RMI par un " revenu minimum d'activité " (RMA) géré par les départements qui exigeraient une certaine activité de la part des allocataires. Réaction : l'association Agir ensemble contre le chômage (AC !) appelle les chômeurs et précaires à " résister " à la réforme annoncée.


RMA-RMI : comprendre les premiers décrets d’application

Plusieurs décrets sont parus concernant le très discuté RMA.

Le premier concerne la décentralisation du RMI et du revenu minimum d'activité  (RMA) : paru mercredi 17 mars au Journal officiel. Il n'est que la « concrétisation juridique  de la décentralisation, qui est effective depuis le 1er janvier 2004 ». Le RMI est ainsi déjà  versé à ses bénéficiaires par les conseils généraux et non plus par l'Etat. Le décret comporte un important volet consacré aux départements d'outre-mer où le RMI est désormais  géré par l'agence départementale d'insertion pour le compte du conseil général et non plus  pour celui du préfet.

D’autres décrets concernent directement la mise en place du RMA, définissant les  relations entre l'employeur et le conseil général, et entre l'employeur et le bénéficiaire. Ainsi, le décret n°2004-299 précise-t-il les conditions et conséquences de ruptures de contrat et les modalités de versement des aides par le conseil général à l’employeur. L'aide du département est versée à l'employeur d'un bénéficiaire d'un contrat insertion revenu minimum d'activité mensuellement à terme échu. Le décret stipule que lorsque le contrat RMA n'est pas renouvelé et que son bénéficiaire n'exerce pas une activité professionnelle rémunérée, celui-ci continue de percevoir l'allocation de revenu minimum d'insertion à hauteur du montant mensuel de l'aide du département à l'employeur jusqu'à son réexamen. Lors de ce réexamen, il n'est pas tenu compte, pour la détermination du montant de l'allocation de revenu minimum d'insertion, des ressources perçues au cours du trimestre précédent au titre du revenu minimum d'activité.  En cas de suspension du contrat insertion revenu minimum d'activité à la demande du salarié pour lui permettre d'effectuer une période d'essai afférente à une offre d'emploi, l'employeur verse au bénéficiaire du contrat le montant net du revenu minimum d'activité que celui-ci aurait perçu s'il avait continué à travailler.

Le décret n°2004-300 précise les obligations de l’employeur et les personnes concernées par le CI-RMA. Ce dernier est ouvert aux bénéficiaires de l'allocation du revenu minimum d'insertion pendant au moins douze mois au cours des vingt-quatre derniers mois précédant la date de conclusion de la convention. Peuvent également bénéficier d'un contrat insertion revenu minimum d'activité les personnes qui ont épuisé leurs droits au bénéfice de l'allocation de solidarité spécifique. A titre exceptionnel, les bénéficiaires de l'allocation de revenu minimum d'insertion ne remplissant pas les conditions de durée fixées, du fait de leur situation personnelle ou sociale, rencontrent de graves difficultés d'accès à l'emploi peuvent bénéficier d'un contrat insertion revenu minimum d'activité.
Le nombre de conventions de contrats insertion revenu minimum d'activité conclues à ce titre dans chaque département ne peut toutefois excéder 10 % du nombre total de conventions conclues annuellement. La convention entre l’employeur et le conseil général, renouvelée à chaque signature d’un nouveau contrat insertion revenu minimum d'activité doit entre autres préciser : la durée, la date d'effet et les modalités de modification et de renouvellement de la convention, le niveau de formation du bénéficiaire ainsi que les nom, fonctions et qualifications de la personne désignée comme tuteur au sein de l'établissement. La convention doit également mentionner les objectifs poursuivis en matière d'orientation professionnelle et les actions projetées par l'employeur au titre de la mise en oeuvre du parcours d'insertion ainsi que les modalités de contrôle et d'évaluation de la convention par le département. Lors de la signature de la convention de contrat insertion revenu minimum d'activité et à chaque avenant du renouvellement ; l’employeur doit déclarer sur l’honneur qu’il respecte ces dispositions, le non cumul, pour un même poste de travail, de l'aide du département avec une aide de l'Etat à l'emploi.

Enfin, le contrat insertion revenu minimum d'activité peut se cumuler avec une  activité complémentaire rémunérée, à l'issue d'une période de quatre mois à compter de la dated'effet du contrat initial, dès lors que les conditions suivantes sont réunies :
- l'activité s'exerce dans le cadre d'un contrat de travail ou d'une formation professionnelle rémunérée ;
- dans le cas d'un contrat de travail, l'activité complémentaire n'est pas exercée auprès de l'employeur du contrat insertion revenu minimum d'activité ou dans le cadre d'un autre contrat insertion revenu minimum d'activité.


Bibliographie

Associations, mode d’emploi, Revenu minimum d'activité : en conclure ou pas ? - Numéro 60, Juin 2004

Esprit, Chômage et intégration économique. Revenu minimum d'activité (RMA) : une réforme contestable, Dollé Michel – Numéro 302, Février 2004.

Droit social, La décentralisation du RMI et la création d'un revenu minimum d'activité : une réforme problématique, Dollé Michel, n°7-8, Juillet, Août 2003.


Liens

Vie publique.fr : qu’est-ce que le RMA
www.vie-publique.fr/actualite/dossier/rma.htm

TESS, dossier « Accueillir un RMA : pas à n’importe quel prix ! », Numéro 2, octobre 2003
http://www.territorial.fr/home/ouvrages.nsf/0/
6DB5F2A77FF4C060C1256DC1004C1ED9/$File/tes2-balises_at16-10-03-155126.pdf?OpenElement

Politis, Manifestation du 6 décembre : tous contre le RMA
http://www.politis.fr/article775.html

RTL : Après le RMI, le RMA
http://www.rtl.fr/rtlinfo/article.asp?dicid=158828#59350

Enquête sur le RMI/RMA
http://www.loi1901.com/association/enquete_sur_le_rmi-rma.php

 

Formation insertion Alerte et vigilance sur le « i » du RMI
Supplément Web de l'article paru dans Léo N°1, p. 15, sept. 2004